TETES A CLAQUES

Nouvelle rubrique, têtes à claques…
On sait que notre Président a fourbi l’essentiel de sa culture en regardant la télévision. Il a révélé qu’il aurait aimé être directeur des programmes, c’est sans doute influencé par cette vieille lubie qu’il a choisi ses favoris puis a composé son gouvernement. La troupe est riche de quelques spécimens intéressants… Je vous en présenterai quelques uns…
Aujourd’hui ERIC WOERTH
Sérieux et terne, mais de temps à autre un sourire avare lorsqu’il traite son interlocuteur d’imbécile ou d’incompétent. Froid et monolithique, il ne s’anime que pour balayer toute contradiction avec la suffisance d’un huissier sûr de son droit. En cela, il ressemble fort à un des clients de la taverne, un rustre ignorant et illettré toujours prêt à cogner dès que l’on ose contester ses fadaises réactionnaires. Chipotant les plats que Nicolas Demorand lui sert avec une célérité souriante, l’austère daigne quelques démonstrations creuses et suffisantes : moins partout, mais ce sera mieux semble être son grotesque vade-mecum. Eva Joly, grande connaisseuse des combines et trafics chers aux princes qui gouvernent les multinationales effrite les fables du ministre. Ca l’énerve l’automate, son ton devient âpre, la grogne monte, les rictus zèbrent la face oblongue du Fracasse de Bercy. Alors le spadassin mouline du caricatural, estoque de l’invérifiable. La politesse part en vadrouille, l’agressivité bouillonne, et notre homme montre ce qu’il est : un butor. A bout d’arguments, il insinue quelques menaces tortueuses, le butor est aussi un voyou.
Après cette navrante séance, la juge renvoyée dans les coulisses, on passe à d’autres sujets que les sornettes concernant l’absolue disparition des paradis fiscaux ou la repentance des fraudeurs. Demorand, visiblement indisposé par l’outrecuidance du malotru s’éveille et s’intéresse aux mondanités... Et ce Lahoud, est-il vrai qu’il a beaucoup fréquenté François Pérol conseiller de l’Elysée, est-il exact qu’il avait ses petites et grandes entrées à Bercy ? Le grandiose bougonne, ce sont les détails de la vie quotidienne, oui peut-être a-t il croisé le faussaire… On lui rappelle que c’est l’époux d’Anne–Gabrielle Heilbronner qui fut sa propre chef de cabinet…. Et alors ? On salue les familles à l’occasion d’un pot, d’un arbre de Noël, tout cela n’est que chaleur humaine… J’imagine le jean-foutre caressant les joues des enfants, il y a de la douceur chez lui, ça se voit.
L’homme consent une faiblesse : il n’a pas le sens de d’humour, sur ce seul point on le croit, mais il est pourvu d’un fieffé culot.
Consolations…
VERDI