UN PEU DE COMPASSION QUE DIABLE !

Publié le par ZEITNOT

Mus par un immense altruisme, une indéfectible abnégation, dans un élan magnifique ils ont encouragé, loué, soutenu, défendu celui qui tel un visionnaire, un transcendant démiurge nous gouverne avec intelligence, tact, modestie et humanité. Quel entassement d’heures épuisantes, que de sacrifices consentis pour le bien du peuple. Qui sont ces belles âmes ? Des députés, des maires, des femmes, des hommes siégeant ici ou là, ailleurs encore et jusqu’à l’austère parlement européen. Les plus dévoués, au risque d’y perdre la santé, ont entassé sur leurs fières épaules moult éreintantes fonctions.

Et puis les discrets, une ribambelle de conseillers dévoués…Et puis les grands commis de l’Etat qui ont obéi sans barguigner. et puis, la plume enamourée des éditorialistes et même des échotiers. Et puis la voix chaude et vibrante des tribuns, des experts, des politologues, des philosophes profonds, des penseurs lumineux, des artistes grandioses, bref une élite superbe et généreuse. Tous pensaient disposer de dix années, voire davantage, pour dispenser le bonheur au peuple et faire scintiller la patrie.

Las ! Mille fois hélas ! de microscopiques imprécisions, de minuscules maladresses, des broutilles, d’infimes accrocs, de vénielles erreurs ont égratigné la confiance. En ce monde périlleux, où toujours aux aguets microbes et virus prolifèrent, une funeste maladie s’est abattue sur les nobles cœurs. Un doute affreux et mortifère contamine les héros car urnes et sondages épandent le pus. Que dire, que faire, à qui se rallier ?  Quelle attitude adopter, quelle palinodie pratiquer ? Ce que disait Gauss à propos des équations diophantiennes les hante : leur charme particulier vient de la simplicité des énoncés jointe à la difficulté des preuves.

Alors on insinue, on critique, on fustige, on invective, on accuse, on dit sans dire tout en disant, on se dissimule, on se travestit, on épie, et, dans l’ombre, on fourbit sa future allégeance, on affûte sa trahison, déjà peut-être on monnaie son ralliement. À défaut de l’emporter derrière le champion cabossé, on veut perdurer. N’a-t-on pas choisi la carrière politique par esprit de sacrifice ? 

Orfèvre en félonie, habile aux plus abjectes manigances, le Président qui a corrompu et détruit tant de choses ajoute à son œuvre dévastatrice l’éclairage cru d’une gent politique bien médiocre. Enfin, on est en droit de s’affliger que tant de gens soient attirés pas encore pire que lui et ses affidés, c’est la déplorable et périlleuse conséquence d’un comportement indigne.

 

BERLIOZ SYMPHONIE FANTASTIQUE

Marche au supplice

http://www.youtube.com/watch?v=7wxasYMX88o

 

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Publié dans DERISION

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fusette 11/04/2011 21:44


Bonsoir voisin..Belle vague que tu nous offres..
Un homme peut marcher au supplice sans âme, et nous le verrons en 2012..à moins que..


automne81 06/04/2011 17:39


drole de monde que celui de la politique !!!!surtout celle du moment !!!
bises et bonne soiree zeitnot...


arsenic 02/04/2011 19:48


alors vieux malade vicieux ça doit t'inquiéter les lois qui vont être votées pour pénaliser les clients des putes tu vas finir en tôle et comme ça tu ne répandras plus tes saletés ivi ou ailleurs.


Axel21 02/04/2011 17:59


Les plus dangereux pour la démocratie ce ne sont pas, me semble-t-il, ceux qui ont glissé dans l'urne un bulletin pour Marine, ce sont ceux qui ne sont pas rendus jusqu'à l'urne pour y remplir leur
devoir de citoyen. Quant à ceux qui achèteraient le ralliement des rats qui quittent le navire, ils n'auront que ce qu'ils méritent et en tout cas, ils n'en auront pas pour leur argent. Bien à toi.


Xavier Lainé 02/04/2011 05:46


A la dictature des médiocres, les veules vont au bal.
Il me revient un argument massue, asséné en certaines banlieues, et qui pourrait aussi (et mieux sans doute) s'appliquer aux grenouilles qui prétendent gouverner.