UN MONDE PARFAIT – 2

Publié le par ZEITNOT

début en  UN MONDE PARFAIT - 1

Trois utiles accompagnèrent l’oncle qui, après avoir contemplé le mobilier, palpé, soupesé les objets, finit par s’asseoir. Pour les prem’s, ce moment était exceptionnel et palpitant. car, non seulement ce type d’évènement était unique au cours de leur êtrance, ce que jadis on appelait une vie, mais jamais un prem’s n’en n’avait rencontré un autre ayant vécu cette expérience. Ce qu’ils savaient des oncles était superficiel. À une époque lointaine, celle que la gestion nommait la confusion, ces êtres avaient été choisis en fonction de leurs capacités intellectuelles et de leurs savoirs. isolés et protégés, leur êtrance avait été sensiblement augmentée afin qu’ils élaborassent le socle. Mais, en dépit de nombreux soins fort onéreux, au cours de durées inégales, on avait constaté dans leur organisme des détériorations entraînant un abaissement de la productivité, chute inquiétante qui se manifestait par de la lenteur, des blocages définitifs, ou pire… Des erreurs, des bévues menant à des fourvoiements ruineux. Dans ce que l’on appelait alors des pays, les gouvernants, c’est ainsi que l’on nommait ceux qui dirigeaient un monde encore très chaotique pour le compte des firmes et de leurs actionnaires, les gouvernant donc, prirent d’audacieuses mesures et fixèrent, sans tabous, des objectifs de progrès. Plusieurs voies furent explorées.

Plutôt que de s’acharner à prolonger les êtrances des élites savantes, on opta pour des duplications faisant appel à des procédures complexes. S’inspirant des techniques utilisées par certaines classes sociales voulant se reproduire en fonction de critères esthétiques et mentaux, constatant que pour l’apparence on réussissait assez bien, on fit de considérables efforts sur la réplication et la modification des acides nucléiques identifiés comme des vecteurs prometteurs pour l’intelligence… Le taux de réussite fut jugé décevant. certes, on obtint de beaux êtres, mais concernant les facultés d’apprentissage et l’intellect, on ne sortit guère des tristes répartitions gaussiennes. Stupidement, on investit lourdement en élargissant la population bénéficiant de ces pratiques. Mécaniquement, on disposa d’un contingent plus important.  Mais hélas… En augmentant d’une manière inconsidérée le nombre de sujets inadéquats, on aurait dû le prévoir, les familles suffisamment pourvues en descendance ne voulurent pas s’encombrer de ce que l’on ne put considérer que comme des sujets inaboutis, des loupés, dont il fallut bien trouver le moyen de se débarrasser. En effet, avant la parfaite fédération et la géniale gestion, la planète pâtissait d’une multitude effroyablement nuisible entraînant d’insolubles problèmes de répartition des ressources et de partage des zones habitables. C’est en ces années que le nombre fut déclaré catastrophe mondiale et que l’on commença, enfin, à prendre les mesures drastiques que la situation imposait.

Toujours avec la fondation du socle en perspective, malgré de nombreuses contestations on essaya le clonage combiné à l’hypnopédie. Funeste erreur ! On récolta des êtres apparemment prometteurs, mais rapidement on comprit que si dans l’étude ils égalaient parfois leurs souches, il en était autrement pour l’imagination. Des pierres !

C’est alors qu’une équipe mit au point la segmentation. géniale idée qui permit de réaliser les premiers biosarcophages et de gérer les premiers oncles.

Par d’habiles chevauchements de générations, sans se priver d’apports obtenus par les méthodes ancestrales et hasardeuses, les meilleurs savants et chercheurs accédèrent au statut d’oncle. Ils travaillèrent pour le socle, donc pour eux-mêmes, donc pour le socle.  Des oncles furent conservés pendant que d’autres faisaient progresser les sciences qui permettraient de les réactiver intacts, en pleine possession de leurs moyens, et ainsi de suite. On put ainsi annihiler leur vieillissement et disposer d’effectifs nombreux et pluridisciplinaires. Pour eux seulement, on ne mesura plus l’êtrance qu’en périodes d’activité : une vingtaine d’années en général, tous les cinquante ans, les interfaces de réactualisation de connaissances donnèrent au processus toute son efficacité. On décida d’utiliser leur semence pour obtenir des générations d’utiles, mâles stériles et femelles dont on limita l’êtrance à quarante années.

 

À la différence des utiles, les prem’s connaissaient tout cela. Ils savaient aussi être issus des oncles et disposer d’une êtrance fort particulière. classe au dessus des deux autres, ils appartenaient au forum, une entité puissante. et là, ce jour-là, le principal objet de leur curiosité était l’affaire des stagnants. Or, seul un oncle pouvait les éclairer à ce sujet.  

 

À suivre éventuellement…


N’oublions ni  les uns ni les autres....images-7--copie-1.jpg 

http://dons.fondationdefrance.org/netful-presentation-association/site/fdf/default/fr/donations/index.html

 

 

Vive la flûte….

A CORELLI

http://www.youtube.com/watch?v=-bNWS9FsXJY

http://www.youtube.com/watch?v=pWFu3c_OWIk

JS BACH

http://www.youtube.com/watch?v=jAJ4i1L3y5M

http://www.youtube.com/watch?v=q7mE_2grH3w

CPE BACH

http://www.youtube.com/watch?v=KPDqDkR2mk4

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Renard 23/03/2010 01:40


Je pense à certaines théories sur le nombre d'humains qu'il y aura sur terre dans quelques décennies, et ta nouvelle m'en parait inquiétante


zeitnot 20/03/2010 18:46


Arsenic, commentaire effacé…
Pauvre arsenic, évidemment vous êtes plusieurs à pouvoir porter ce pseudo assez bien trouvé. Une sorte d'aveu.
Acharnés et malfaisants, rancuniers sans doute, pourtant je suis heureux d'avoir dénoncé votre racisme ou vos complicités racistes.


evelyne 20/03/2010 18:07


un monde trop parfait a mon gout !!!
bravo pour l'ecrit...
bises et bonne apmd...


arsenic 20/03/2010 17:09


Que de fadaises qui ne repaissent que de maigres vaches incultes


anto 20/03/2010 16:03


A réflexion les oncles de cette époque ont remplacé les tantes d'aujourd'hui !